Thursday, August 30, 2012

Roberto Saviano

Dans de nombreux pays occidentaux, la lutte contre le trafic de drogue se fait à reculons, surtout en temps de crise, quand la liquidité monétaire est vue comme une oasis dans le désert.
(Sans surprise, la mafia est très présente en Italie et dispose de 65 milliards d'euros de liquidités chaque année.) Les organisation criminelles siphonnent 100 milliards d'euros de l'économie légale, une somme équivalente à 7 % du produit intérieur brut (PIB italien). L'argent finit dans les mains des mafiosi plutôt qu'à l'Etat ou des Italiens qui respectent la loi, eux.
(Les coupures de 500 euros représentent 70 % de la valeur totale des billets en circulation en Espagne.) En 2006, la Banque centrale espagnole avait enquêté sur le grand nombre de billets de 500 euros en circulation, explique-t-il. Les organisations criminelles les aiment car ils ne prennent pas beaucoup de place. Un petit coffre-fort de 45 centimètres de long peut accueillir jusqu'à 10 millions d'euros.

2 comments:

  1. ALL ABOUT THE MONEY – Comment la mafia a tiré profit de la crise financière

    blog.lemonde.fr

    http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2012/08/29/all-about-the-money-comment-la-mafia-a-tire-profit-de-la-crise-financiere/

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  2. La mafia, grande gagnante de la crise. Deux articles de Roberto Saviano publiés lundi 27 août dans le New York Times et La Repubblica expliquent comment le crime organisé, aux liquidités importantes, a profité de la crise financière de 2008 pour “infiltrer l’économie légale”.

    Le journaliste et écrivain italien, notamment auteur de Gomorra en 2007, rappelle que dès 2009, Antonio Maria Costa, un économiste italien à l’Office des Nations unies contre les drogues et le crime, a confié qu’au plus fort de la crise, “dans de nombreux cas, l’argent de la drogue était le seul capital d’investissement liquide” disponible dans certaines banques. L’ONU ont estimé à 580 milliards de dollars (462 milliards d’euros) le montant de l’argent blanchi en 2009 provenant du trafic de drogue et d’autres formes de crime organisé.

    Selon Roberto Saviano, cette dépendance de l’économie mondiale au crime organisé explique pourquoi “dans de nombreux pays occidentaux, la lutte contre le trafic de drogue se fait à reculons, surtout en temps de crise, quand la liquidité monétaire est vue comme une oasis dans le désert”.

    Sans surprise, la mafia est très présente en Italie et dispose de 65 milliards d’euros de liquidités chaque année. “Les organisation criminelles siphonnent 100 milliards d’euros de l’économie légale, une somme équivalente à 7 % du produit intérieur brut, écrit le journaliste italien. L’argent finit dans les mains des mafiosi plutôt qu’à l’Etat ou des Italiens qui respectent la loi, eux.”

    Roberto Saviano raconte également que les coupures de 500 euros représentent 70 % de la valeur totale des billets en circulation en Espagne . “En 2006, la Banque centrale espagnole avait enquêté sur le grand nombre de billets de 500 euros en circulation, explique-t-il. Les organisations criminelles les aiment car ils ne prennent pas beaucoup de place. Un petit coffre-fort de 45 centimètres de long peut accueillir jusqu’à 10 millions d’euros.”

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